Richard Nixon et Bill Clinton

En 50 ans, depuis le premier vol d’Alan Shepard en 1961, jusqu’au dernier vol de la navette Atlantis en 2011, seuls deux présidents des Etats-Unis en exercice ont assisté au lancement d’une mission habitée.

Le premier est Richard Nixon qui a assisté au lancement d’Apollo 12, le 14 novembre 1969, et le dernier est Bill Clinton, le 29 octobre 1998, présent au Centre Spatial Kennedy pour le décollage de la navette Discovery (STS-95 avec à son bord John Glenn).

Richard Nixon au lancement  d’Apollo 12.
William et Hilary Clinton assistent au lancement de Discovery / STS-95.

Barrack Obama devait assister au dernier décollage d’une navette spatiale, prévu initialement le 29 avril 2011, mais un incident  technique entraîna son report. Son agenda ne lui permit pas d’assister au lancement d’Atlantis, qui a finalement eu lieu le 8 juillet 2011.

Walter Schirra à propos d’un vol dans la navette

« Après le deuxième vol de Herschel* sur STS-95 en 1998, on m’a souvent demandé si j’aimerais faire un vol sur la navette. Ma réponse, non je ne suis pas assez vieux**. De toute façon, si je devais faire un vol sur la navette, je ne voudrais pas être dans la situation d’un passager, mais dans celui du commandant. Par ailleurs je ne veux plus risquer ma vie… Je suis sûr que Jo*** me tuerait ! »  

Walter Schirra (1923-2007)

*  Herschel est le deuxième prénom de John Glenn. C’est comme cela que Schirra avait coutume de l’appeler pour l’asticoter.

**  John Glenn au moment du vol avait 77 ans. Une pointe d’humour car Schirra n’avait que deux ans de moins que John Glenn.

*** Joséphine, la femme de Walter Schirra.

Wernher von Braun, son meilleur souvenir au quartier général

Quelques semaines avant sa mort, Eberhard Rees et Ernst Stuhlinger viennent rendre visite à Wernher von Braun, dans sa chambre d’hôpital à Alexandrie en Virginie.

C’est la dernière fois qu’ils virent leur patron, et surtout, ami de quarante ans.

Son cancer l’a tellement affaibli, qu’il ne peut plus s’assoir seul dans son lit. Il parle doucement et avec difficulté, mais s’exprime parfaitement, son esprit est toujours aussi alerte. Avide de nouvelles, Wernher von Braun s’enquiert de l’avancement des projets en cours, au Marshall, puis il souhaite savoir où en est la navette spatiale.

A ce moment là, en 1977, Rees et Stuhlinger sont à la retraite, mais ont bien évidemment gardé des contacts avec leurs collègues qui travaillent toujours Marshall.

C’est avec difficulté qu’il leur tint ces propos, la douleur ne le quittait plus :

« Lorsque j’ai quitté la NASA en 1972, les gens du quartier général m’ont fait une belle fête de départ. Alors que nous étions là avec nos Martinis, George Low m’a pris à part et m’a dit : « Wernher, vous vous rappelez lorsque vous êtes venu du Marshall pour nous rejoindre ici au quartier général ? Lorsque vous avez appris nos plans grandioses pour la navette, vous avez été dubitatif et vous nous avez exhorté de faire quelque chose de plus petit et moins cher, afin que le projet ne soit pas abandonné en raison des coupes budgétaires. Nous n’avons pas du tout apprécié vos sermons et mises en garde, mais finalement nous vous avons écouté et construit une navette plus petite et moins chère. Aujourd’hui, laissez-moi vous remercier très sincèrement, au nom de nous tous ici à la NASA, pour ce que vous avez fait. Si vous n’aviez pas levé le drapeau rouge à ce moment-là, je suis certain que le projet navette spatiale n’aurait jamais vu le jour. Merci Wernher ! » »

« Ça », chuchote von Braun alors que des larmes emplissent ses yeux, « ce fut mon moment le plus heureux au quartier général ».